Défilé de mémoires

Au numéro 8 de Chifley Street, à Sydney, des lettres dansent, attirent les regards, forment des mots, même, si l’on s’attarde. I STAYPuis des phrases prennent vie le long d’une colonne oblique, des textes s’échappent du métal. L’artiste américaine Jenny Holzer a investi le cœur du quartier des affaires de Sydney depuis 2014.

Son installation intitulée I STAY (Ngaya ngalawa) rassemble près de 300 écrits composés par quelque 80 auteurs aborigènes et Insulaires du détroit de Torrès. Ce qui arrive aux individus et aux groupes arrive à la société, explique l’artiste dont les œuvres engagées ont déjà recouvert les façades de nombreuses métropoles.

« L’utilisation d’une voix à la première personne dans une grande partie des écrits rend l’installation vivante et immédiate, accessible à beaucoup », note Jenny Holzer. L’œuvre raconte l’amour, la survie. Soit des thèmes « universels » qui permettent à cet espace public d’intégrer et d’honorer ce qui relève de l’intime.

En boucle

I STAY (Ngaya ngalawa) passe en boucle le long d’une colonne en fer de 19 mètres. Les lettres immenses et lumineuses se découpent, les mots s’approprient l’espace urbain quelques instants avant de disparaître, engloutis par le béton.

D’autres articles liés à la ville de Sydney: Le train était à l’heure… la mort aussi, Stairway to Wynyard’s heaven, L’art de la construction.

Sources: oculaires et le site de l’artiste.

2 J'aime

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.