Par monts et par vaux: La Péninsule de Banks 2/17

Sur la côte est de la Nouvelle-Zélande, à la hauteur de Christchurch, un petit bout de terre dépasse de l’île du Sud : la péninsule de Banks ! Une vue aérienne permet de distinguer deux ports naturels, les restes de deux anciens cratères volcaniques bien érodés. La première baie a donné naissance à Lyttelton, le port de Christchurch ; la seconde à Akaroa. Géographiquement la région est toute vallonnée. Et pour rejoindre ce deuxième port à la force des mollets, il faut dompter plusieurs montées. Car une colline peut toujours en cacher une autre.

Dans les années 1830, la péninsule, riche en cétacés, est très prisée des baleiniers européens. A la fin de la décennie, un Français, Jean-François Langlois, décide de l’acheter aux Maoris installés sur cette terre avec dans l’idée de venir y implanter une colonie bleu-blanc-rouge. Il rentre ensuite en France pour convaincre des compatriotes de l’accompagner en Nouvelle-Zélande. Mais pendant ce temps, les Britanniques, qui sont déjà implantés sur l’île du Nord, entendent parler du projet français et n’ont guère l’intention de laisser ce bout de terre à leur voisin d’Outre-Manche. La perfide Albion se dépêche alors d’en revendiquer la souveraineté. Les Français débarquent tout de même sur la péninsule de Banks mais n’y restent pas longtemps.

Aujourd’hui, Akaroa possède encore quelques traces du bref passage français, deux-trois noms de rues ou encore un festival, mais la langue de Molière n’est guère plus parlée que par les touristes francophones.

Pour l’aventure complète c’est par ici.

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