Sur la route

Aujourd’hui c’est la Journée mondiale des réfugiés. En Australie, plusieurs médias ont saisi l’occasion pour faire le point sur la situation des réfugiés ayant tenté de rejoindre le pays par les mers et détenus désormais sur les îles de Manus et Nauru.

Le Guardian a sorti un dossier comprenant plusieurs articles sur le sujet. Il liste notamment les personnes ayant perdu la vie durant leur détention sur ces deux territoires du Pacifique (à lire ici). Le média publie aussi le témoignage d’une mère dont le fils s’est suicidé après avoir passé cinq ans sur Nauru ainsi que celui d’un réfugié détenu à Manus et qui a pu finalement recommencer sa vie aux Etats-Unis à la faveur d’un accord de relocalisation australo-américain assez particulier.

Le Guardian publie également un article écrit par Behrouz Boochani, un réfugié iranien détenu sur Manus depuis cinq ans. Également journaliste, l’homme s’applique à dénoncer régulièrement via Twitter  (@BehrouzBoochani) ses conditions de vie dans ces camps de rétention loin de tout. A lire ici.

Il est aussi l’auteur d’un poème publié dans The Saturday Paper, journal hebdomadaire:

poem behrouz bochani

Une version audio est disponible ici.

Des films

A l’occasion de cette journée mondiale dédiée à ceux qui sont en exode forcé, le Conseil australien pour les réfugiés propose pour sa part un festival durant lequel sont projetés quatre long-métrages dont STOP THE BOATS. Celui-ci retrace la vie des réfugiés sur Manus et Nauru. Il décortique aussi la rhétorique gouvernementale utilisée pour défendre la politique migratoire australienne actuelle.

Pour plus de détails, voici les quelques articles que j’ai déjà rédigés sur ce thème sur LookRightACarIsComing: La Solution du Pacifique 1/4, L’Accord de relocalisation régionale 2/4, Opération frontières souveraines 3/4 et La non-réponse humanitaire 4/4. Ces quatre chapitres sont complétés par Qui veut mes réfugiés? ainsi que Changement de lieux… mais pas de politique.

Sources: The Guardian, The Saturday Paper.
Image: Photo de l’œuvre de l’artiste chinois Ai Wei Wei « Law of the Journey », un bateau gonflable de 60 mètres de long sur lequel 250 réfugiés plus grands que nature – façonnés dans le même caoutchouc noir que leur embarcation – sont entassés. L’œuvre était exposée sur l’île de Cockatoo à l’occasion de la Biennale 2018 et veut attirer l’attention sur les réfugiés contraints d’entreprendre des traversées dangereuses sur des canots pneumatiques dans l’espoir d’une vie meilleure.

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